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SAS MEDECINS 1-5 USAC ANGERS

28 février 2012 - 18:10

Road to The Finale !!!

SAS MEDECINS   
 1-5 

USAC ANGERS 

Composition :   4-4-2 [ Julien -- Fafane - Tony G. (c) - Fred - Seb -- Micky - Ptit Pois -- Kevin - TomD. -- Ben- JP]
Remplaçant
(Deluxe Potatoes) : Nunien



Lundi 27 février 2012 - 20H15.
Au stade de la Vaillante

Seulement deux jours après la piteuse élimination en quart de finale de la Coupe de l'Atlantique, l'USAC se déplaçait au Stade de la Vaillante pour y affronter SAS Médecins dans le cadre des demi-finales de la Coupe de l'Anjou.

Le délai entre les deux rencontres pouvait paraître un peu court pour les organismes des protégés de Coach Nunien, mais cela leur permettait d'éviter de trop gamberger et leur donnait l'opportunité de laver l'affront de ce week-end.

Inutile de vous dire que Coach Nunien a connu les pires difficultés à trouver le sommeil lors des deux dernières nuits. En effet, après cette élimination humiliante et prématurée en Coupe de l'Atlantique, la Coupe de l'Anjou représentait l'unique chance pour l'USAC de remporter un trophée cette saison. Le nouvel actionnariat Tchétchène ne gouterait que trop peu de ne constater aucun retour sur investissement, eux qui ont fait de preuve d'une grande générosité durant l'intersaison.

Plus que jamais, l'avenir de Coach Nunien semblait intimement lié à un éventuel succès dans cette Coupe.

Le match ayant lieu en semaine, il a fallu qu'il compose avec un effectif une nouvelle fois renouvelé. Et après une sombre histoire de faux passeport, le coach devait se rendre à l'évidence : il devrait rechausser les crampons.
Malgré tout, dans un éclair de lucidité (et ouais) il essaya de joindre Jipouille.

Par la suite, nous verrons que ce qui semblait n'être qu'un coup de poker se révèlera être un vrai coup de génie.

Du coup, la composition de départ subissait donc de profondes modifications. Le cerveau de coach Nunien a de nouveau été mis à rude épreuve et c'est donc une équipe expérimentale qu’il couchait sur le tableau noir.
Avec une activité cérébrale aussi intense et une telle profusion d'idées, il devrait postuler à la succession de Steve Jobs à la direction du pôle Recherche et Développement de chez Apple.

Bref. La défense "new look" était composée de Fafane, Fred, Gomberinho et Seb qui faisait son retour après presque un mois passé loin des terrains. Autant dire que l'assise défensive fleurait bon le Brésil.
Ptit Pois et Micky étaient alignés au milieu, une première pour notre militaire qui évolue habituellement dans un registre plus offensif. Les couloirs étaient occupés par Kévin et l'inoxydable Tom D.
Jipouille et Ben étaient quant à eux, alignés à la pointe de l'attaque, il s'en est donc fallu de très peu de voir Nunien débuter le match. C'est peut être à cet instant que la rencontre a basculé.

De prime abord, ce match paraissait très nettement à la portée de l'USAC à condition d'aborder la partie avec sérieux et un minimum d'envie. L'opposition en championnat s'était soldée par un score relativement flatteur de 4-1 en faveur des joueurs de la CDC. Cependant SAS Médecins possédait quelques qualités et la rencontre avait été plus accrochée que ce que ne laisse penser le résultat final.

A leur habitude les médecins arrivèrent au compte-goutte et seulement quelques minutes avant le coup d'envoi qui était exceptionnellement fixé à 20h15.

Une poignée de secondes avant le début de partie, les joueurs et  les spectateurs présents, furent témoins d'une scène proprement hallucinante. Dans un bruit assourdissant, un KAMOV KA26 se posa directement dans le rond central sous le regard ébahi de l'assistance.
Escortés de huit anciens spetnaz, le Président Christianov Gautieritchev, lunette Cartier et cigare aux lèvres sortit de l'hélicoptère. Le visage de Coach Nunien vira au blanc lorsqu’il comprit enfin de qui il s’agissait. Le ton était donné : c'était soit la qualification soit le Goulag.

Mais, les premières minutes du match permirent au coach de reprendre quelques couleurs, puisque l'USAC, une fois n'est pas coutume, entra parfaitement dans ce match. Les médecins furent privés de ballons et devaient se contenter de courir après celui-ci.

Aux alentours de la 7ème minute, les médecins acculés sur leur but concédèrent un premier corner. Ptit Pois se chargea de le tirer et offrit le ballon à Jipouille qui le catapulta au fond des filets d'une reprise de volée aussi puissante que somptueuse. Le gardien qui avait bien tenté de s'interposer, mit plusieurs minutes avant de retrouver un semblant de mobilité dans le bras gauche.

1-0. Une entame de match idéale, qui permit à Nunien de respirer lui qui était en apnée depuis le début de la rencontre.

L'USAC toujours aussi appliquée dans la circulation, avec un Gomberinho en chef d'orchestre derrière; continuait de dominer les débats et les occasions de doubler la mise se multiplièrent. Ainsi, Kevin se montra trop altruiste dans une position pourtant très favorable, Fafane butait sur le gardien suite à nouveau corner et, Kévin encore lui, loupait complètement sa frappe alors qu'il se trouvait seul face au gardien.

Il fallut une nouvelle fois s'en remettre à JP décidemment dans une forme olympique en cette soirée de février. Suite à centre de Tom D., qui évoluait en véritable électron libre ce lundi, celui qui fit ses gammes dans les équipes de jeunes de l'ASA, ne se faisait pas prier pour tromper une seconde fois le gardien. Kévin avait trouvé son maitre.

2-0. Nunien retrouvait une couleur à peu près normale, mais n'osait pas encore se tourner vers son président.

Les médecins, sonnés par ce second but, semblaient au bord de la rupture et ne parvenaient pas à approcher de la cage de Julien C. qui passait une soirée des plus tranquilles. Les locaux n'avaient qu'une hâte : que l'arbitre siffle la mi-temps afin de recouvrer leurs esprits.

Malheureusement pour eux, l'USAC qui avait suffisamment fait dans le social à St Sébastien allait alourdir la marque par l'intermédiaire de l'inénarrable Ben. Le fantasque attaquant angevin était parfaitement trouvé dans la surface, et alors que ce dernier avait quelques mètres d'avance sur son défenseur, il freina inexplicablement sa course, et une fois totalement à l'arrêt, enclencha une frappe totalement improbable qui termina sa course au fond des filets.

3-0. C'est le score à la pause. Nunien sent ses muscles se détendre un à un même si sa mâchoire laisse apparaître des stigmates de crispation. Ben, en profita pour nous avouer que son but est quelque peu heureux puisque il avait dans l’esprit de croiser sa frappe. Au final, il l’a complètement dévissé et pris le ballon de l’extérieur ce qui a complètement trompé le gardien. Cet élan d’honnêteté est tout à son honneur.

A la reprise, alors que l'on pensait que l'USAC gérerait tranquillement son avance, elle montra quelques signes de fébrilité, et abandonna la maitrise du cuir au profit de son adversaire qui commença à se montrer dangereux.

Les coéquipiers de Gomerinho bafouillaient leur football, et les médecins, sans un Julien C. vigilant, aurait pu réduire la marque. Sur un coup franc brillamment tiré par le N°10 adverse, notre "pas clair" de notaire détourna le ballon en corner d'une jolie claquette. Dans la continuité, il sortait une tête à bout portant d'une autre claquette ... mais de l'oreille cette fois.

Mais à force d'insister, les locaux étaient enfin récompensés. Suite à un mauvais alignement de la défense visiteuse, le N°10 des médecins se retrouvait seul devant Julien et le trompait d'un lob tout en toucher.

3-1. Un frisson traversa Nunien en sentant le souffle des sbires du Président sur sa nuque.

Finalement ce but encaissé eu un impact bénéfique sur les joueurs de l'USAC, puisque ces derniers retrouvaient de l'allant et commençaient à regagner les duels. Dans la foulée ils se créaient plusieurs occasions mais sans pour autant trouver la faille. Kévin, qui semble actuellement marabouté, ratait une nouvelle opportunité. Il ne s'est cependant jamais découragé et a continué à prendre sa chance.

Peu après, sur un joli mouvement collectif, Jipouille était trouvé dans la surface. En position de pivot, il servait intelligemment Ptit Pois à l'entrée de la surface qui envoyait une frappe violente qui transperçait les filets et explosait le mur derrière le but. Le gardien qui avait presque perdu un bras sur le premier but ne pût que constater les dégâts.

4-1. Cette fois le break semblait fait. Nunien devrait pouvoir dormir sur ses deux oreilles jusqu'au prochain match.

Malgré tout, les médecins ne baissaient pas les bras et continuaient de jouer crânement leur chance. Et sans l'expérience et le vice de Gomberinho ils auraient pu voir leurs efforts récompensés. Alors que le N°9 de SAS filait au but, Tony G. lui assénait un petit croque en jambe des familles. Ce dernier, déséquilibré, restait malgré tout debout mais butait sur Julien C. parfaitement sorti. Alors que l'arbitre aurait dû le sanctionner d'au moins un carton jaune, il n'en était rien au grand désarroi des médecins. Cette décision aussi injuste qu'inexplicable était justifiée par le fait que Fred avait involontairement (ou pas) crocheté l'arbitre qui s'était retrouvé le nez dans l'herbe synthétique. 

Le show Gomberinho ne s'arrêtait pas là, puisqu'alors qu'il venait de se prendre un vent par le N°10, il stoppait volontairement le ballon de la main. Une nouvelle fois cet acte scandaleux ne serait sanctionné "que" d'un coup franc.

Rien ne voulait sourire aux médecins qui encaissèrent même un 5ème but à quelques minutes du terme sur une contre attaque éclair conclue par l'inévitable JP. Avec trois buts et une passe décisive, il fut logiquement élu homme du match par la FIFA.

5-1. Score final. L'USAC se qualifiait une nouvelle fois en finale de la Coupe de l'Anjou au terme d'un match maitrisé et dans un état d'esprit irréprochable malgré un trou d'air en début de seconde période.

Malgré un effectif réduit et une équipe entièrement remaniée, Nunien s'offrait donc un sursis. Le Président Gautieritchev vint parler en russe à Nunien en lui assénant une grande tape dans le dos. Nous ne saurons jamais s’il s'agissait de félicitations ou de menaces. Seul l'avenir nous le dira.

Dans les vestiaires, pas d'effusion de joie ni de célébrations excessives ni de Gillou sous les douches mais juste le sentiment du devoir accompli.

PS : Merci à Patrick et sa femme pour la glacière (surtout les binouzes) et les sandwichs Richmont.

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