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USAC ANGERS 4-3 AMNEVILLE

12 mars 2012 - 13:25

39 bougies pour une victoire !!

USAC ANGERS    
 4-3 

AMNEVILLE 
 
Composition :   4-2-3-1 [ JP -- Freddy - Flo - Anto. - Seb -- Micky - Yannou -- Doudou - TomD. - Dougguy- Tony G.]
Remplaçant
s (Deluxe Potatoes) : Nuni
en, Kevin, Mika R.

Buteurs : Tony G. (*2), Kévin et Tom D.

Samedi 10 mars 2012 -15h00.
A la Jack Daniels Arena

Six semaines après leur dernier match à domicile, les joueurs de l'USAC retrouvaient  leur antre de la Jack Daniels Arena. Ils l'avaient quittée sur une victoire sans appel et pleine de promesses (4-0) face aux Municipaux de St Herblain. Malheureusement, entre temps, l'horizon sportif du club de la CDC s'est sérieusement assombri et les belles choses entrevues cet après-midi de janvier n'ont pas dépassé le stade des promesses à l'image d'un vulgaire programme de politiciens en campagne.

En effet, malgré une qualification en Finale de la Coupe de l'Anjou, l'USAC a connu un mois de février et un début mars apocalyptique. Après, trois semaines d'interruption forcée, le retour à la compétition a été des plus rudes puisqu'en deux semaines, les angevins sont revenus avec deux défaites cuisantes de Saint Sébastien. Un double camouflet dont l'actionnariat Tchétchène se serait bien passé.

Plus que les mauvais résultats sportifs, le président Gautieritchev n'aurait pas apprécié le comportement de son équipe et surtout le manque d'orgueil affiché par celle-ci. Il est vrai que l'équipe a montré de sérieuses lacunes physiques mais aussi mentales. Déficitaire dans tous les domaines du jeu, l'USAC n'a pas su trouver les ressources nécessaires pour s'éviter une nouvelle humiliation. Signe de cette période compliquée, la presse sportive spécule déjà sur un éventuel désengagement du Président Tchétchène.

Ainsi au micro de "Goulag TV", le président Gautieritchvev, avec son humour toujours aussi particulier, aurait déclaré au soir de la dernière défaite "Si c'est pour prendre valises tous les week-end autant investir pétrodollars dans Bagagerie"... (À lire avec l'accent Russe).

Ambiance.

C'est donc dans ce contexte quelque peu délicat que l'USAC s'apprêtait à rencontrer l'équipe d'Amnéville dans le cadre du championnat national de CN2. Paradoxalement, l'équipe de coach Nunien abordait cette rencontre allégée de toute pression. En effet, leurs ambitions dans cette compétition avaient été rapidement réduites à néant du fait d'un effectif trop juste en quantité.

Pourtant, au regard des adversaires rencontrés jusqu'à présent, l'USAC pouvait nourrir quelques regrets tant une qualification en demi-finale semblait abordable.

Bref.
Fafane absent pour cause de blessure, ses collègues Doudou et Flo contribuèrent à renflouer la cagnotte des amendes par leur retard. Plus qu'un geste de solidarité; c'est un hommage que ces camarades ont souhaité lui rendre.
Mais la vraie succession de notre Fafane légendaire, est d'ores et déjà assurée et incarnée par le tout frais et sémillant Kévin. Ce dernier est arrivé une fois que tout le monde était dans les vestiaires. Fafane peut sereinement préparer son jubilé, la relève est au niveau.

Plus sérieusement, après la déroute de la semaine passée, le discours de Coach Nunien était musclé et sans concession. Les visages étaient fermés. Chaque joueur était mis face à ses responsabilités.
Doudou, "victime collatérale" de l'ultime déroute, déjà destitué de son capitanat, a dû céder sa place de libéro à Flo. Un rude retour à la réalité, lui qui tutoyait les sommets il y a quelques semaines.
Malgré tout, il reste difficile de mettre un monument sur le banc, Doudou hérita donc du n°10 laisser vacant par son ami d’enfance.

Pour le reste de l’équipe c’était du classique, avec Jipouille dans les cages, une défense Freddy-Flo-Anto-Seb, deux milieux axiaux Yannou-Micky, Tom D. et Douguy dans les couloirs, Doudou en chef d’orchestre et Tony en finisseur.


De son côté Amnéville s'était déplacée avec six "doubles licences" alors que le règlement en autorise seulement deux sur la feuille de match. Coach Nunien, qui avait dû écarter Mika R. du groupe pour cette raison, accepta de jouer la partie alors qu’au regard des textes, les visiteurs étaient dans l’illégalité la plus parfaite. Cette décision était tout à l’honneur de l’USAC qui était dans le droit de porter réserve. Du coup, Mika R., toute à sa joie, pouvait réintégrer le groupe.

Dans la foulée, les visiteurs, décidément très à l’aise en terre angevine, demandèrent d’avancer l’heure du coup d’envoi. Ils tentèrent bien d’imposer à l’USAC de ne jouer que du pied gauche mais le corps arbitral refusa.

A l’entrée des joueurs sur la pelouse, nous étions surpris de constater que les angevins arboraient leur tunique noire et blanche. En effet, certains joueurs superstitieux incriminaient les maillots fuchsias des mauvais résultats récents. Une excuse quelque peu fallacieuse vous en conviendrez.

La Jack Daniels Arena était pleine à craquer, match de national oblige. Malgré les résultats décevants, les supporters affichaient une fidélité sans faille. Ainsi, une banderole affichait le message suivant « Même dans la difficulté, tous dans le même USAC ».

Une marque de soutien qui arracha une larme au coach Nunien.

Malheureusement, les joueurs angevins ne se mettaient pas au diapason de leurs supporters, et éprouvaient quelques difficultés à entrer dans le match. Les joueurs d’Amnéville en profitaient pour se créer les premières situations chaudes.
Du fait d’une mauvaise organisation au milieu de terrain, les protégés de Coach Nunien, ne parvenaient pas à prendre le contrôle du ballon et laissaient des espaces conséquents.
Mais rapidement, les joueurs concernés, Yannou, Doudou et Micky, procédèrent à un ajustement tactique.
Au fil du match, l’USAC sortait de sa torpeur et commençait à développer des phases de jeu intéressantes et sur l’une d’elle Gomerinho était tout proche d’ouvrir le score, mais son tir passait de peu à droite du poteau.
Pourtant pleine de bonnes intentions, l’équipe angevine connaissait un déchet technique trop pénalisant à ce niveau. Amnéville relativement inoffensive sur des phases construites, se montraient par contre, incisive sur chaque erreur de relance ou de transmissions des locaux. Ainsi, sur une passe en retrait mal assurée de Tom D., l’avant centre adverse se retrouva seul face à Jipouille qui s’interposa de brillante manière. Le portier angevin plusieurs fois mis à contribution retarda l’échéance jusqu’à la 44ème. Flo, en manque de solution, pris le risque de relancer dans l’axe, sa passe était interceptée par le 10 qui lançait en première intention son attaquant qui cette fois, trompait JP pour ouvrir le score.

1-0. C’est assez logiquement que les joueurs d’Amnéville rentraient au vestiaire avec l’avantage.

Dans, les vestiaires, Coach Nunien ne faisait pas dans la complaisance et dressait un bilan relativement sévère de la première période livrée par ses joueurs. La prestation offerte n’était pas de grande qualité, mais l’USAC est parvenue malgré tout à réaliser quelques séquences collectives de bonne facture. Avec parcimonie, certes, mais au vu de l’indigence des derniers matchs, il semblait plus juste de signaler le léger mieux aperçu. On ne passe du jeu de l’Ajax de Daumeray à celui du Barça en deux semaines.

A la reprise, les locaux se montraient bien plus conquérants. Encore plus présents dans les duels et agressifs dans l’impact, ils s’installaient de suite dans la moitié de terrain des amnévillois. Ces derniers avaient les plus grandes peines à ressortir les ballons, et subissaient de plus en plus les assauts mainoligériens.
A la 55ème minute, les supporters de la Jack Daniels Arena pensaient assistés à l’ouverture du score. Alors que Douguy, idéalement placé dans les seize mètres, s’apprêtait à fusiller le gardien adverse, Gomberinho, pas très inspiré sur le coup, s’emparait du ballon avant d’enchainer par une frappe en pivot compliquée que le gardien stoppait.

Dans la foulée, Nunien fit parler sa science du coaching en faisant entrée Mika R. et Kevin en lieu et place de Micky et Douguy. A ce moment, personne ne se doutait l’impact qu’auraient ces changements sur le cours de la rencontre.

Suite à une nouvelle opportunité mal négociée, Tony G. fît preuve de nervosité et était à deux doigts de « dégoupiller ». Le fils caché de Rudy Voller, qui fait habituellement preuve d’un sang froid unique face aux cages, semblait comme possédé par le fantôme de Fabrice Pancrate.

Mais, plus que jamais poussés par leurs supporters, les coéquipiers du Fils Gautieritchev, allaient trouver la faille. Tom D., qui fêtait ses 39 ans, débordait comme un minot de 18 ans, éliminait avec une facilité déconcertante son défenseur avant de déposer le ballon sur le crâne de Gomberinho, qui cette fois, ne ratait pas le coche.

1-1.La générosité de Tom D. n’est plus à prouver, même le jour de son anniversaire c'est lui qui offre les cadeaux.

Dopée par cette égalisation, l’USAC intensifiait son pressing à l’image de Doudou, les yeux injectés de sang, la bave aux lèvres, qui fournissait à un effort considérable pour empêcher la relance amnévilloise. Le défenseur apeuré, céda à la panique et relaça plein axe pour son libéro. Ce dernier, trop court, se fît griller la politesse par Gomberinho qui s’en alla éliminer le gardien sans le dribbler et pousser le ballon dans la cage vide.

1-2.Tony G. semblait enfin avoir enfin tordu le coup à son chat noir (Heinhiiiiiii).

La Jack Daniels Arena était en fusion, la folie s’emparait des supporters, Coach Nunien esquissait même un sourire, le match prenait une tournure inattendue.

Quelques minutes plus tard, la partie allait même basculer dans l’irrationnel. Tom D., après une première mi-temps quelconque, semblait marcher sur l’eau. Lui, qui a un Valbuena dans chaque jambe, débordait à nouveau avant d’ajuster un centre parfait pour Kévin, qui d’une frappe aussi soudaine que précise inscrivait le troisième but.
Ce dernier, souvent raillé par ses camarades pour son manque d’efficacité, fêtait son but en enlevant son maillot, son short, ses chaussures et en allant se jeter dans la foule en délire.

Pendant ce temps, Douguy appelait son agent afin qu’il lui trouve un nouveau club en vue de la saison prochaine.

1-3.A l’image de Tony G., Kévin semblait enfin avoir vaincu le signe indien. Il faut cependant souligner, qu’il avait mis toutes les chances de son côté puisqu’il jouait avec un trèfle à quatre feuille, une patte de lapin et un fer à cheval sous son maillot.

Comme un symbole, le « presque quadragénaire » allait parachever ce succès en inscrivant le 4ème but angevin, le tout avec une décontraction à la limite la décence. S’en était trop pour Rachel, son épouse, qui exultait en criant au banc adverse « C’est mon Mec, le 7 c’est mon meeeeec !!!!!!!!!!». Sans Jeannine et sa fille, elle aurait investit la pelouse.

1-4. La mobylette normande, à l’image d’un Dado Prso au soir d’une victoire de l’ASM sur la Corogne (8-3), soufflait sa 39ème bougie de la plus belle des manières.

Alors que l’on pensait le match définitivement plié, les amnévillois trouvaient, par l’intermédiaire de leur N°10, les ressources d’inscrire deux buts en toute fin de match pour porter la marque à 4-3. Solide et volontaire durant toute la seconde période, la défense angevine avait surement la tête à l’apéritif proposé par Tom D. Pour la Jack Daniels Arena ces deux derniers buts resteront anecdotiques tant ils ont vibré tout au long de cette rencontre.

Coach Nunien savourait légitimement cette victoire lui qui a vécu des moments très difficiles ces dernières semaines.
Pour terminer cette journée en beauté, William Peel s’invitait à la fête pour trinquer dignement au 39ème anniversaire d’une légende de l’USAC : Thomas Dauvergne.

Micky.

PS : merci à Kyfran pour le site Habitants.Fr

PS 2 : Merci à la Guémas Family, Rachel, Damien, Diego etc ainsi qu'aux 25 millions de socios à travers le monde.

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