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USAC ANGERS 6-0 ASPTT NANTES

16 avril 2012 - 15:14

Une victoire sur un rythme de sénateur !!!

USAC ANGERS    
6-0
 
ASPTT NANTES 

 
Composition:   4-3-2-1 [ JP -- Fred - Flo - Anto. - Seb -- Douguy - Yannou -- Doudou - TomD. - Kévin D.- Tony G.]
Remplaçants (Deluxe Potatoes):Tom G, Nunien.

Buteurs : Tom D., Doudou, Douguy, Tony G et Seb *2.

Samedi 14 avril 2012 -15h00.
A la Jack Daniels Arena

Après deux défaites en déplacement face à l'ASPTT et la Société Générale, le club de l'USAC, par le biais de son actionnariat tchétchène, avait décidé d'interrompre toute communication avec l'extérieur. Joueurs et dirigeants étaient donc priés de ne plus s'adresser aux médias. Le club de la Caisse des Dépôts avait donc purement et simplement décrété le SILENZIO STAMPA comme l'appellent communément nos voisins transalpins.

Une décision forte de sens que l'USAC justifiait par un désir de s'isoler afin de se concentrer sur « l'essentiel ». Le but était donc de se recentrer sur le groupe et le terrain et d'éviter que les joueurs se dispersent dans cette période compliquée.

Jamais le monde du Football Entreprise n'avait connu pareille situation et même Lépique Magazine qui a pourtant toujours entretenu des relations privilégiées avec l'USAC ne dérogeait pas à la règle.

C'est pourquoi nous avons été dans l'impossibilité  de vous fournir les derniers résumés de votre équipe favorite. Ainsi, au nom de toute la rédaction, je me permets de vous présenter nos plus sincères excuses pour ce désagrément.

Finalement, c'est avec stupéfaction et soulagement que le rédacteur en chef de Lépique reçut un appel émanant de la direction de l'USAC ce samedi à 14h00 précise, stipulant la fin de l'embargo médiatique, la presse dans son ensemble était de nouveau la bienvenue dans l'enceinte de La Jack Daniels Arena.

Devant cette annonce tardive, j'ai du quitter en catastrophe le concours de lancer de saucisses de Francfort en milieu fluvial que je devais couvrir pour le journal. Ce départ précipité des bords de l'Authion me provoquait deux émotions contradictoires. L'excitation et la frustration.
L'excitation de retrouver l'ambiance unique de la JD Arena était quelque peu altérée par la frustration de quitter ce concours, dont la finale entre l'Alsacien Knackyselldorf et l'Allemand GroßefetteWurst promettait monts et merveilles et surtout, un nouveau record du monde de la discipline.

Bref. C'est finalement à la pause que je fis mon arrivée dans cette enceinte de l'USAC qui m'avait tant manqué.
Cette dernière resplendissait sous les rayons du soleil, force est de constater que le printemps lui va à merveille (Simone).

Alors que je m'attendais à retrouver une équipe tendue suite aux récentes déconvenues, enfermée dans son vestiaire pour se protéger des sollicitations extérieures, c'est finalement, à ma grande surprise, un groupe très décontracté avec le sourire aux lèvres que je découvris.

L'ancienne gloire de l'USAC, Pépino dit le Buffle des surfaces, conversait dans la bonne humeur avec ses collègues et Fafane, toujours convalescent.

Coach Nunien, une pâquerette au coin de l'oreille, les yeux rieurs, m'indique que son équipe mène déjà 3-0. Doudou ne se fît pas prier pour m'annoncer, un sourire lui barrant le visage d'une oreille à l'autre, qu'il avait marqué après avoir remporté un duel face au gardien. Il m'apprit que Douguy avait également scoré. Douguy et Doudou qui plantent dans le même match, voilà qui explique cette ambiance de franche camaraderie.
L'auteur de l'ouverture du score, l'inévitable Tom D. avait quant à lui trompé le gardien d'un coup de tête suite à un superbe service de Kéwin.

A la reprise des "hostilités", difficile d'imaginer que cette même équipe de l'ASPTT avait pu remporter le match aller sur le score de 3 buts à 2 tant l'écart entre les deux équipes au niveau technique était flagrant. Tom D. qui était sorti sur blessure, et Fafane avec qui je suivais le match m'ont alors appris que l'équipe nantaise accusait 9 absences par rapport au match aller. Cette précision de taille apportait un éclairage nouveau quant au "spectacle" proposé par les visiteurs.

Et vu que l'USAC possède cette faculté à se mettre au niveau de son adversaire, ce que l'on appelle le "complexe du caméléon guyanais" dans le monde zoologique, le match avait des allures de barbecue de fin de saison.

La partie se déroulait dans la moitié de terrain des visiteurs sur un vrai rythme de sénateurs (ouah v'là les rimes de Poète). Douguy et Tom G. nous gratifiaient de quelques leçons de tricotage, Flo s'amusait avec les attaquants adverses en position de dernier défenseur, Jipouille, exilé dans ses cages préparait sa soirée en envoyant des textos, Yannou s’amusait à faire valser son défenseur à coup d’épaule et... Nunien se préparait à rentrer en se soumettant à un échauffement de très haute intensité.

Pendant ce temps, Anto se permettait même de rater deux occasions coup sur coup. A sa décharge ça faisait plus de 30 minutes qu'il n'avait pas fourni la moindre accélération.

Pendant les 20 premières minutes, j'avais l'étrange impression de ne pas avoir quitté le concours de lancer de saucisses.

Sevré de ballons, Tom G. commençait à s'impatienter, et se mettait à râler à la Jean-Pierre Bacri. Il est vrai qu'à l'image des abonnés de Free, ses appels ne trouvaient pas de réponses de la part de ses coéquipiers. Ces derniers l'ignoraient avec une certaine application.

Sur un énième appel sans réponse, Tom G. dégoupilla et annonça avec frustration que si par bonheur un ballon lui arrivait, il le garderait pour lui. Les mauvaises langues diront que ça ne changera pas de d'habitude.

Malgré tout, par la suite, Tom G. qui n'est pas un mauvais bougre, ajusta un joli centre à destination du crâne de Gomberinho qui était malheureusement trop court de 3 ou 4 raclettes.

Quelques instants plus tard, Tony G. avait une nouvelle opportunité de marquer et cette fois il ne faillit pas au moment de conclure. Parfaitement lancé dans l'espace, il distança son défenseur - qui semblait accusé deux, trois raclettes de plus que Tony -, élimina le gardien, avant d'attendre que son défenseur revienne pour pousser le ballon dans le but vide. Un geste pas trop dans l'esprit du match, qui lui aurait valu de passer le restant de ses jours en fauteuil roulant, si Julien C. avait été victime de ce camouflet. 

4-0. Même si le suspens avait disparu depuis longtemps, cette fois la (ker)messe était dite (Piaf).

Dans la foulée, décomplexé par ce 4ème but, Nunien décida d'entrer en jeu afin de redonner un peu de crédibilité à ce match qui en manquait cruellement. Kewin cédait donc sa place au coach, tout à sa joie de pouvoir refouler la pelouse même si le souvenir douloureux de son entrée mythique à Saint-Herblain douchait quelque peu son enthousiasme.

Déjà hilares, les supporters furent quelques peu décontenancés de constater que Nunien, dans l'excitation du moment avait oublié d'enfiler son short. A noter que le boxer était en parfaite harmonie avec le maillot moulant fuchsias mais le règlement est clair : le port du short est obligatoire.

Le N°5 adverse pris cet écart vestimentaire comme l'humiliation de trop. Après un contact viril mais correct sur Tom G., frustré de ne pas avoir récupéré le ballon, il testa la solidité du maillot du N°12 angevin. Les deux joueurs s'arrêtèrent de jouer alors que l'arbitre n'avait pas sifflé. Et alors que Doudou en profitait pour prendre le ballon et passer entre deux adversaires, le N° 5 le rattrapa par le maillot. Sous le coup de la colère, Doudou lui asséna un ippon à la Teddy Riner. L'arbitre n'eut d'autre alternative que de sortir le carton blanc aux deux assaillants. Une décision qui provoqua l'ire des supporters angevins qui reprochaient à l'arbitre de ne pas avoir sifflé la première faute sur Tom G.
Mais pour être tout à fait honnête, à partir du moment où l'arbitre avait laissé l'avantage sur la première faute, le reste de ses décisions était parfaitement logique même si le carton jaune aurait été plus adapté.

Les protestations de Doudou n'y changeaient rien, il devait rejoindre le banc pour 10 minutes et il était bon pour passer une nouvelle fois à la caisse. Plus que son compte en banque c'est son ego qui en prenait un coup, lui qui était averti une seconde fois en 3 matchs alors qu'il y a peu il se vantait de n'avoir jamais été sanctionné lui qui avait une fâcheuse tendance à discuter les décisions arbitrales.

Une fois l’incident clos, il était temps pour Seb de sortir son habit de lumière.

De plus en plus présent offensivement, il se voyait privé d'une première opportunité suite à un centre mal ajusté par son frère. Apparemment, il s'agirait là d'un sombre règlement de compte fraternel, une histoire de playmobil que Seb ne voulait pas prêter à Tom à l'époque, et qui reste en travers de la gorge de ce dernier.
Dans la foulée il s'essaya à une frappe lointaine mais son tir était trop écrasé.
Peu importe, la 3ème occasion était la bonne. Suite à un service en deux temps de Gomberinho, l'ainé des Gautieritchev, enroula sa frappe dans le petit filet.

5-0. Le président Gautieritchev, fêta à sa façon la réussite du "fiston" en tirant une salve de Kalachnikov en l'air. Bilan: 2 morts et 3 blessés chez les pigeons.

Le festival Seb ne s'arrêtait pas là. Profitant des très grandes largesses de la défense adverse, il se retrouvait étrangement seul aux abords des 16 mètres.
Surpris de se retrouver dans cette position plus que favorable, il ne savait pas trop quoi faire de cette offrande. Finalement il s'en alla fixer le gardien, l'élimina d'un crochet à la Ben avant de pousser le ballon dans la cage vide d'un exter. du gauche juste avant le retour du défenseur.
Du bord du terrain, nous avons pu lire dans ses yeux, un léger moment de panique suite à son crochet que nous qualifierons ... d'approximatif. Nous passerons sur le fait qu'il a sciemment ignoré Nunien, absolument seul, qui lui faisait pourtant de grands signes.

C'en était trop pour le Président Gautieritchev qui, une bouteille de Vodka à la main, invita Gillou et les remplaçants à danser le kasatchok.

6-0. Décidemment le slogan avait raison, Seb, c'est bien !!!

A noter aussi, Jipouille, qui a été très peu sollicité durant la partie, a malgré tout sorti un arrêt de grande classe pour maintenir la cage de l'USAC inviolée.

Voilà, l'arbitre décida de mettre un terme à ce supplice sur un score de tennis alors que la majorité des supporters avait depuis longtemps jeté leur dévolu sur la partie de foot improvisée par les gamins de l'USAC.

PS : On vient de m'indiquer que Nunien avait bel et bien mis son short en fait :).

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