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CHU ANGERS 0-2 USAC ANGERS

15 octobre 2012 - 13:38

Un derby qui dérape !!

Samedi 13 octobre 2012 -15 h 00- Stade Mermoz Place”.

CHU ANGERS 0-2 USAC ANGERS

COMPO : JP -- Julien G. - Thiago Guémas - Anto. - Seb // Yannou - Flo // Douguy - Tom D. // Dams - Tom G..

Remplaçants : Doudou, Micky, Nunien.

Buteurs : Anto, Yannou.

Une semaine après le naufrage face à la Société Générale (1-6), l'USAC se déplaçait sur le terrain du CHU d'Angers.

Plus qu'une lourde défaite, le match face à la Société Générale fut une véritable faillite collective. L'équipe dirigée par coach Nunien prit l'eau dans tous les compartiments de jeu, et les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Angers ce jour là n'y étaient pour rien.

Un véritable « non-match » qui a laissé le coach dans un état d’énervement prononcé. Après être entré dans une colère monumentale à la mi-temps -de quoi faire passer l'incroyable Hulk pour une majorette de kermesse-, il a quitté le stade juste après le match sans un mot si un regard pour ses joueurs. A peine a t-il pris le temps de prendre sa douche, laissant ses ouailles face à leurs responsabilités.

Traumatisé par cette lourde défaite, plusieurs jours après le match, Nunien remettait en question son avenir à la tête de l’équipe sur les réseaux sociaux. Ses atermoiements ont d’ailleurs créé le buzz sur le net. De quoi faire passer le record du monde de Baumgartner pour un vulgaire plongeon. Ainsi, les premières rumeurs n’ont pas tardé à circuler sur la toile, la plus farfelue étant celle selon laquelle, il se retirerait du milieu du football pour se consacrer à la culture de perle d’huîtres en milieu rural.

Ces rumeurs laissèrent les joueurs dans l’expectative. Une question restait en suspens ? Le coach sera t-il présent pour le prochain match ?

Samedi 13 octobre, peu après 13 heures, Nunien était finalement bel et bien présent au rendez-vous. Le fait que le Président Gautieritchev lui ai rendu visite la veille au soir accompagné de ses « collaborateurs » pourrait être à l’origine de cette décision. Il est vrai que les tchétchènes ont une force de persuasion qui n’a jamais été démentie.

Bref. Tout était rentré dans l’ordre. Place à la composition.

Après l’échec du 4-5-1 de la semaine passée, Nunien décidait de revenir aux fondamentaux avec un 4-4-2 plus classique. Jipouille, malgré quelques égarements restait dans les cages. Seb et Julien remplaçaient Fred et Cyrille aux postes de latéraux. Dans l’axe, la paire Thiago Guémas – Anto était reconduite malgré les petits « bobos » de ce dernier. Flo et Yannou, quant à eux, étaient alignés dans l’entrejeu au dépend de Doudou qui débutait sur le banc en compagnie de Micky. Douguy et Tom D. prenaient les couloirs pendant que Tom G. et Dams occupaient le front de l’attaque.

Lors de son discours d’avant match le coach est évidemment revenu sur le fiasco de la semaine passée et la façon dont il avait vécu cette « humiliation ». Inutile de préciser qu’il attendait de son équipe qu’elle montre un tout autre visage face au C.H.U.
Pendant la causerie du dernier match, le coach avait insisté pour que ses joueurs « jouent avec le cœur ». Le message avait été pris au pied de la lettre. A tel point qu’ils en oublièrent de jouer avec les … pieds. Voilà où ça mène de jouer les romantiques.

Stop aux belles paroles. Place au jeu.

L’entame de match des noirs et blancs était satisfaisante. Face à une équipe placée beaucoup plus haut sur le terrain que la Société Générale la semaine passée, l’USAC profitait des espaces laissés dans le dos de la défense pour porter le danger devant la cage adverse.

Assez rapidement les occasions de buts s’accumulèrent. Sur l’une d’elle, Yannou, idéalement lancé en profondeur, se présenta seul devant le gardien avant de l’ajuster d’un « plat du pied-sécurité » … à côté !!! Il est comme ça Yannou, il fait dans le social, il ne voulait pas anéantir les espoirs adverses aussi rapidement.
Peu de temps après, c’était au tour de Tom G. de rater une très belle opportunité. Suite à un joli centre de Damien, seul aux six mètres, Gautieritchev fils voyait sa reprise à bout portant repoussée du crâne par le portier.

Alors que la fin du premier acte approchait, le score était toujours vierge. Ce n’était pourtant pas faute d’essayer. Damien, Tom D., Julien eurent également la possibilité d’ouvrir la marque. En vain. Si la réussite semblait fuir l’USAC, ce score nul trahissait surtout un manque cruel d’inspiration et d’adresse. A lui seul, Tom D. symbolisait ce constat avec pas moins de 78 centres en une mi-temps dont 3/4 finirent derrière le but. A côté Bernard Mendy c’est David Beckham !!!

Sur son banc, devant cette avalanche d’occasions manquées, assez étrangement, Nunien restait d’un calme olympien… C’est évidemment une plaisanterie, le coach était tellement énervé qu’il est resté en apnée une bonne partie de la mi-temps.

Cet agacement se propagea jusqu’aux joueurs et Tom D, encore lui, récolta un carton jaune très sévère.
A noter que l’arbitre n’était pas forcément plus inspiré que les joueurs pour le coup.

A quelques secondes de la fin de cette première période, l’USAC obtint un coup franc intéressant suite à une nouvelle faute sur l’intenable Damien.
Doudou qui avait fait son entrée quelques minutes auparavant (un peu plus tôt que Micky), se chargea de le tirer, que dis-je de le déposer.
Après, s’être élevé un bon mètre au-dessus de son défenseur, Yannou, décroisa son coup de tête qui trouva le poteau. Mais Anto, en véritable renard des surfaces, fusilla le gardien pour enfin délivrer les siens. En guise de célébration il asséna un regard à ses attaquants qui en disait long. Et qui disait surtout :« j’dois vraiment tout faire dans cette équipe ».

0-1. Cette réalisation de la tour de contrôle de l’USAC venait mettre un terme à cette première période. Un score plus que logique mais qui ne mettait pas pour autant l’USAC à l’abri.

De retour sur le pré, le match perdait en intensité et les débats s’équilibraient. L’USAC ne parvenait plus à conserver le ballon assez longtemps et le C.H.U inestissait un peu plus la moitié de terrain des noirs et blancs.
Malgré tout, les occasions du C.H.U pouvaient se compter sur les doigts d’un manchot et Jipouille passait une après-midi des plus tranquilles. Hormis une petite erreur de main en première période.

Même si le jeu de l’USAC se délitait au fil du match, les occasions continuaient d’être en sa faveur mais une nouvelle fois les attaquants manquaient de sang-froid au moment de conclure. Ce sont un peu les Jean-Claude Duss du football. Et si les attaquants n’étaient pas forcément dans un grand jour, Micky n’était pas en reste non plus. Il a gratifié les spectateurs présents, d’un festival de mauvais choix, d’imprécisions et de passes ratées. C’est comme si il évoluait dans un monde en apesanteur. L’arbitre, affligé par ce triste spectacle, mit un terme à ce « récital » en lui adressant un carton blanc injustifié mais salvateur pour la rétine des spectateurs.

Quelques instants plus tard, le match prenait une tournure bien moins légère. Lors d’un arrêt de jeu, suite à une faute, Damien et son adversaire échangèrent quelques « amabilités ». Ensuite ce fut l’escalade. Insulte, crachat, coup de poing et Damien s’écroula sur le sol K.O.
Sur et autour de terrain, l’ambiance dégénéra et la confusion fut totale. Le clan Hamard, remonté comme une pendule, voulait en découdre avec l’auteur du coup de poing et le reste des joueurs faillirent en venir aux mains pendant que Damien restait à terre.
Après, une longue période de flottement, Damien fut ramené sur le banc et l’arbitre, qui n’avait pourtant rien vu (la faute une capillarité trop abondante) expulsa le « boxeur ».

C’est donc dans un climat particulièrement tendu que la partie reprit son cours. En supériorité numérique, l’USAC allait finalement doubler la mise et tuer le match par l’intermédiaire de l’inusable Yannou. Servi sur un plateau par Tom G., il n’eut plus qu’à pousser l’offrande dans le but vide.

0-2. Si les deux joueurs (Tom et Yannou) s’étaient montrés un peu maladroit et malheureux plus tôt, ils n’ont jamais rien lâché et ont su faire preuve d’une abnégation sans faille pour forcer la décision.

C’est donc sur ce score de 2-0 et dans une ambiance étrange que l’arbitre renvoya les deux équipes aux vestiaires.

Même si il y avait pas de mal de choses à redire sur la finition et le fond de jeu, cette victoire poussive vient quelque peu rassurer le coach même si il reste encore beaucoup de travail à abattre avant que l’équipe ne devienne une machine à gagner.

Je profite de cet article pour adressé un petit message de soutien, au nom de toute l'équipe, à Gillou dans cette épreuve difficile. Courage Gilles.

 

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