ALCATEL ORVAULT 0-2 USAC ANGERS

21 novembre 2012 - 21:15

2NDE PARTIE : LE MATCH

 

2NDE PARTIE : LE MATCH

Après une petite période d’observation où les deux équipes peinaient à prendre le contrôle du ballon et lors de laquelle les approximations étaient légions, ce sont les angevins qui se montraient les plus entreprenants.

Malgré une forte densité de joueurs au milieu de terrain, l’USAC affichait une supériorité technique qui lui permettait de récupérer le ballon haut  et de rapidement se projeter vers l’avant.
Dans la lignée de sa solide prestation face aux affaires étrangères, Doudou enfilait une nouvelle fois le costume de métronome. Il dictait le tempo de la partie. Le tout avec l’élégance de Lucho, la vista de Pirlo et le foncier de Ménès. Pierre Ménès.
Mais si Doudou rayonnait comme un soleil d’été, il le devait en grande en partie à ses coéquipiers qui se mettaient au diapason de leur N°6. La défense dégageait une grande sérénité, Yannou était au four et au moulin rouge. Flo, libéré des tâches défensives se chargeait de mener les attaques avec panache.

De même, mis en confiance par un premier ballon brillamment exploité, Douguy semblait avoir du feu dans les guiboles. Son défenseur a été mis au supplice pendant une bonne trentaine de minutes. Il a même perdu un rein et gagné un torticolis dans son duel avec le dribbleur fou.

Très rapidement, la domination angevine s’intensifiait et l’ouverture du score semblait n'être qu’une question de temps.
Pour autant, Thiago Guémas ne put s'empêcher de passer un savon à ses milieux pour une perte de balle sans conséquence.

Dans la continuité, sur une succession de passes courtes et rapides entre Tom G. et Flo, ce dernier, trop altruiste, manqua sa dernière transmission, alors que le jeu lui dictait d’y aller seul.

Peu importe, les angevins insistaient et suite à un corner mal renvoyé par la défense d’Alcatel, Doudou récupérait le ballon à une trentaine de mètres des cages. Il leva la tête, et d’une caresse de la patte gauche, déposa le cuir sur la tête de … Douguy. Aussi improbable que cela puisse paraitre, le Gustavo Kuerten de l’USAC s’éleva à une hauteur vertigineuse de 30 centimètres, avant de placer une tête dans le but … vide. Bien aidé par une sortie complètement manquée du portier adverse.

0-1.             L’USAC entrait idéalement dans ce match. Pour Douguy, ce but, c’était Noël avant l’heure lui qui n’avait plus connu ce bonheur depuis avril 1992.

Malgré cette ouverture du score rapide, la révolte nantaise tardait à arriver et sans un manque de lucidité récurrent dans le dernier geste, les angevins auraient dû aggraver la marque.
Devant cette inefficacité, Thiago Guémas demandait aux attaquants de faire preuve de plus de concentration, dans un style toujours aussi … viril.

Ce petit but d’avance permettait aux locaux de rester dans la partie et interdisait à l’USAC le moindre relâchement. La preuve par les faits.
Suite à deux grossières erreurs de marquage de la défense angevine, l’avant centre adverse fut à 30 centimètres et un Nunien près de remettre les deux équipes à égalité. Sur la première occasion, l’attaquant orvaltais ajusta mal sa tête. Sur la seconde, le portier de l’USAC détourna une reprise à bout portant d’un arrêt réflexe de grande classe. Malgré la retraite, Casimir avait de bons restes.

A noter qu’étrangement, Thiago Guémas resta muet devant ses deux errements défensifs.

 Aux environs de la demie heure de jeu, Gillou, sur les consignes de Nunien, remplaça Douguy par Sylvain J. Ce changement sonna comme la fin du calvaire du latéral droit d'Alcatel.

Dans la foulée, Tom G. élimina deux défenseurs dans un mouchoir de poche avant de décocher une frappe de l’extérieur du pied qui vint se loger dans la niche du gardien. Et c’était mieux comme ça.

Si cette tentative avait connu un meilleur sort, Tom G. aurait demandé à ses coéquipiers de le vouvoyer.

A la 39ème minute, suite à un corner joué à la rémoise, Doudou, feinta la frappe façon carré-croix, élimina son adversaire avec une aisance déconcertante avant de servir Anto sur un plateau. La finition fut plus confuse mais le ballon franchit bel et bien la ligne.

0-2. Doudou devrait penser à ouvrir une Crêperie avec toutes les galettes qu’ils distribuent par match.

Euphorique suite à ce second but, Nunien sortit Yann au profit de Micky pour les cinq dernières minutes de la première période. 

Thiago Guémas clôturait ce premier acte en s’autorisant un petit pont dans son propre camp. Au vu du geste technique et de son auteur, il ne faisait plus de doute que l’issue du match serait favorable aux angevins. Il y a des signes qui ne trompent pas.

L’arbitre interrompit les débats sur cet avantage de deux buts en faveur des hommes du président Gautieritchev. Tom G. en profita pour aller féliciter, en connaisseur, Sylvain pour le petit-pont. Il lui glissa également que derrière les petits-ponts il plantait, lui, derrière.

A la pause, en vue des échéances futures, Nunien, décidait de faire tourner l'effectif et de préserver ses « cadres ». Ainsi, Flo, Seb  et Yannou débutaient la seconde période sur le banc, Patzu et Douguy rentraient. Un luxe que seules les grandes équipes comme le Réal, Man U, City ou l’ASM pouvaient se permettre. 

De retour sur le pré synthétique, comme face aux Affaire Etrangères, les joueurs angevins semblaient marquer le pas et se contentaient principalement de gérer leur avance.  Réorganisés en 4-4-2 ; ils se montraient moins percutants. D’autant plus qu’ils avaient tendance à privilègier les actions individuelles. Thiago Guémas, avec un sens de la diplomatie dont il a le secret, essayait de remobiliser ses troupes. En hurlant.

De leur côté, si les joueurs d’Alcatel semblaient sortir un peu la tête de l’eau, ils ne paraissaient pas en mesure de pouvoir influer sur le sort du match. Leurs offensives manquaient cruellement de conviction. Plus les minutes passaient, plus ils semblaient impuissants; résignés.

Si sur le terrain on s’ennuyait quelque peu, sur le banc, c’était plus animé que la foire à la Saucisse de Montbazac-sur-Lot. On aurait dit une annexe des Grosses Têtes. Le ton était aux galéjades et autres calembours. Flo, Seb et Yannou se muaient en dignes héritiers de Sim, Carlos et Jean Roucas. 

Cette bonne humeur était contagieuse et gagnait le terrain. Thiago Guémas pour participer à la fête nous gratifia d’une magnifique relance pied gauche directement dans les pieds de l’attaquant adverse. Malheureusement pour les nantais, ce dernier ne profitait pas de cette offrande et n’en faisait rien d’intéressant.

Après cette petite boulette du capitaine angevin, nouveau silence gêné de sa part.

Pour la fin de match Seb et Yannou retrouvaient leurs places sans que la partie n’en soit bouleversée. Tom G. sevré de ballons perdait patience et commençait à se dire que le maillot de l’USAC était trop petit pour lui et s’imaginait briller sous les couleurs du Réal Madrid. Un club où il pourrait exprimer tout son potentiel de futur ballon d’or.

Doudou, de son côté, jouait à l’économie, il se contentait de colmater les brèches tout en canalisant les montées pleines de fougue de Micky.
Et puisque Nunien régnait dans les airs sur les rares tentatives orvaltaises, l’USAC attendait tranquillement la fin de match sans avoir à forcer son talent. Seb, tenta bien un raid solitaire mais il n’a visiblement pas les mêmes qualités que son frère. Comme disait IAM, On ne nait pas tous sous la même étoile.

Les joueurs d’Alcatel tentaient de faire bonne figure en jouant jusqu’à la fin, mais, psychologiquement ils n'y étaient plus, ils avaient abdiqués depuis longtemps, fatigués de courir après ce ballon insaisissable. En témoigne cette touche lancée directement dans la tête de Micky. Un moindre mal lorsque l’on pense à la praline envoyée par Anto directement dans le visage du N°6 adverse. Ce dernier du sortir quelques minutes après complètement K.O. Micky qui avait connu ce style de mésaventure à Bordeaux compatissait sincèrement.

Bref. C’est donc sur ce rythme de vétéran que l’arbitre mit un terme à cette rencontre que l’USAC a maitrisé de bout en bout.

Au coup de sifflet final, Doudou était pris d’assaut par plusieurs joueurs d’Alcatel qui souhaitaient récupérer son maillot après cette nouvelle prestation de haute volée. De son côté, Tom G. avait déjà offert son maillot à son défenseur qui n’avait pourtant rien réclamé. « Tiens gamin ça te fera un beau pyjama » lui lança t-il.

L’USAC ne s’arrête plus de gagner et peut espérer réaliser une belle saison si elle conserve cet état d’esprit, cette qualité de jeu et surtout si elle est épargnée par les absences et les blessures.

Le prochain tour de cette compétition nationale, les mènera au Havre, pour ce qui s’annonce être un très gros test.
Un déplacement qui tient à cœur le coach, qui souhaite prouver que l’USAC a plus qu'un rôle de figuration dans cette compétition.

Micky. 

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