LE HAVRE GCMI - USAC ANGERS

29 novembre 2012 - 19:41

On a la même passion, mais pas le même niveau.

Samedi 24 novembre 2012 -14 h 00

LE HAVRE GCMI - USAC ANGERS

COMPO : Alex -- Julien. - Thiago Guémas - Anto. - Seb // Doudou - Micky // Dams - Tom D. // Flo // Tom G..

Remplaçants : Douguy, Sylvain, Jipouille.

Sur une série de cinq victoires consécutives, l’USAC abordait les 32èmes de finale de Coupe de France avec l’ambition d’un jeune énarque.

Malheureusement, le tirage au sort ne s’était pas forcément montré clément avec les angevins, qui héritaient d’un déplacement difficile en Haute-Normandie.
Déjà peu épargnés lors des tours précédents, avec trois rencontres sur quatre hors de leurs bases, les angevins devaient aller s’imposer face au Havre GCMI pour poursuivre leur quête de gloire.

Ce nouveau déplacement avait contrarié le président Gautieritchev qui se sentait quelque peu lésé par ces tirages défavorables à répétition. Hasard ou simple coïncidence, le responsable du tirage disparaissait mystérieusement quelques jours plus tard. Il est vrai qu’en Tchétchénie, le hasard est une notion aussi relative que vénale.

Concernant l’adversaire, le staff de l’USAC ne possédait que peu d’informations, si ce n’est que cette équipe du génie civil avait battu le Port du Havre en championnat sur le score de 2-0. Une victoire qui donnait quelques indications quant au niveau de cette équipe, sachant que les dockers ne sont que les doubles champions de France en titre. Ni plus. Ni moins.

Pas de quoi refroidir, cependant, les ardeurs de l’USAC, qui se disait que sur un malentendu…

Bon, on ne va pas se mentir, comme pour Jean-Claude Dusse, de malentendus il n’y a pas eu. L’USAC est tombée sur une excellente formation qui ne joue clairement pas sur la même planète.

Avec un collectif extrêmement solide et des individualités impressionnantes, Le Havre est peut être l’une des équipes les plus performantes que l’USAC ait affrontée.

« On a la même passion mais pas le même niveau » c’est avec ces mots plein de philosophie que Coach Nunien résumait ainsi la partie. Toutefois, la rencontre s’est jouée sur un détail… Bon, un détail de 8 buts certes, mais ça ne s’est pas joué à grand-chose, croyez-moi.

Après cette rencontre, l’USAC relativisait en se confortant dans l’idée qu’elle était finalement plus à sa place dans le championnat régional.

Bref. Les angevins quittaient cette compétition les valises chargées mais des souvenirs et des anecdotes pleins la tête.

Le ton de cette journée a rapidement été donné avec l’arrivée en fanfare des frères Gautieritchev.
Alors que nous n’attendions plus qu’eux, Seb et Tom arrivèrent hilares. Tom paraissait dans un état de santé aléatoire. Seb, quant à lui, semblait dans une forme olympique. Plutôt paralympique en fait. C’est sans son survêtement et avec des yeux imitation « lapin sous myxomatose » qu’il se présenta au rendez-vous. Ses paroles étaient aussi incohérentes que son accoutrement, il insistait pour que son frère grimpe dans le même mini-bus que lui alors qu’il était déjà plein comme un œuf. Parfaitement lucide, il proposa même de prendre le volant. Pourquoi pas.

A peine 10 minutes de route et Seb dormait déjà profondément dans une position, somme toute, assez inconfortable. Sans la ceinture de sécurité pour le retenir, il finissait sa sieste dans la boite à gant.

Durant le trajet, Nunien en profita pour exhiber fièrement les photos des travaux qu’il avait effectués dans sa maison à la sueur de son front et la force de ses bras. Enfin, c’est ce qu’il veut bien nous raconter. Ainsi, il nous fît la publicité de son tout nouvel escalier « son et lumière » développé conjointement par Valérie Damidot et Jean-Michel Jarre. Un objet en tout point unique.

Arrivé à Alençon, tout le monde était invité à se dégourdir les jambes, ingérer sa dose de caféine ou de nicotine ou tout simplement se soulager. Les nerfs en pelote suite aux discussions interminables de Dams et Alex, les joueurs de « l’autre minibus » accueillaient cette pause avec soulagement. Encore 10 kilomètres et Dams finissait à travers le pare-brise.

Tom G., commençait à reprendre du poil de la bête, et retrouvait sa gouaille habituelle. Le manque évident de sommeil ne l’empêchait pas de fanfaronner. De son côté, si Seb semblait avoir un peu récupéré, ses propos n’avaient pas forcément gagné en cohérence. C’est avec circonspection que ses coéquipiers le regardaient imiter la mobylette.

Après avoir soulagé leurs différentes addictions, les joueurs regagnèrent les véhicules pour la dernière partie du trajet.

Arrivés à proximité du pont de Tancarville, Doudou et Micky se dirent que psychologues et vendeurs de cordes du coin devaient être deux professions à fort potentiel d’activité. Il est vrai qu’avec un climat aussi maussade, des usines à perte de vue et la mer couleur pétrole, le panorama avait quelque chose de particulièrement déprimant. 

Aux alentours de midi, les joueurs arrivèrent enfin au stade après avoir effectué huit fois le tout du centre commercial d’Harfleur. Gagné par la faim, Thiago Guémas perdit les pédales et dévora l’appui-tête du minibus après le 5ème passage devant le Mc-DO.

Le gardien du stade –fort sympathique-, nous donna accès aux vestiaires, qui seraient exceptionnellement notre lieu de restauration au grand dam de Thomas Dauvergne habitué aux restaurants gastronomiques.

Au menu ce jour, sandwichs club de suprême de volaille, de carpaccio de thon rouge ou de jambon cuit à l’os sur son lit de verdure du potager et rougeur de saison, en plat. Petites gourmandises d’Espagne et milles feuilles de céréales au fruit confits, en dessert. Le tout accompagné d’eau de source et de Gaillac pour les dirigeants.

Bon, ça c’est le menu que nous avons vendu à notre amateur de grande table pour qu’il arrête de bouder.

En fait, c’était : sandwichs triangle (pour jouer en triangle héhé), clémentines et barres de céréales. On ne cesse de le répéter, mais c’est la crise.

C’est à peu près à ce moment, que nous fûmes témoin d’une chose proprement extraordinaire. Un fait qui restera à jamais gravée dans les mémoires collectives. Seb, après avoir cherché son sac en vain (ne pas comprendre sac-à-vin), dû se rendre à l’évidence : il l’avait laissé dans sa voiture sur le parking de la Baumette. Le sac qu’il avait cru mettre dans le minibus était en fait celui de son frère qui de son côté n’avait pas pris le soin de prendre celui de Seb. L’ensemble des joueurs se marraient pendant que le Coach, visiblement navré tentait de se contenir.

Pendant le repas, la présence de cages métalliques à l’intérieur des vestiaires laissaient la plupart des joueurs tout à fait perplexes. Pourquoi des cages bordel? Mais après avoir vu les deux milieux axiaux du Havre courir comme des chiens fous pendant 90 minutes tout est devenu beaucoup plus clair. Leur entraineur les enfermait toute la semaine sans boire ni manger et ne les libérait que les jours du match. Tout s’explique.

Une fois tout ce beau monde repu, le Président décidait de présenter la nouvelle gamme de survêtement estampillé USAC. Exit, la marque au trois bandes, place à une marque d’avenir : Macron (rien à voir avec les employeurs de prostituées ou les poissons). Oui, oui vous ne rêvez pas, il s’agit bien du même équipementier que la brillante équipe de l’AS Monaco (elle est pour toi celle là Gillou).
Pendant que Doudou et Flo s’improvisaient modèles pour la gamme adulte et Dams pour la gamme enfant, Tom G. en profitait pour piquer une sieste sur son sac avec sa brosse à dent dans la main. Image étonnante et derniers moments de détente avant le carnage.

Bon, je passe sur les détails de la rencontre, on ne va pas remuer le couteau dans la plaie. L’USAC pouvait se consoler en se disant qu’elle avait évité les prolongations et qu’ils n’arriveraient pas trop tard sur Angers.

Sur le retour, Patrick et Tom Gautier échangeaient de minibus. Comme d’habitude, plus les kilomètres défilaient, plus les bouteilles de Whisky se vidaient et plus le niveau des conversations s’élevaient. Arrivés à Alençon, les joueurs constatèrent amèrement qu’ils étaient à sec.
Le fait de refaire le match a tendance à déshydrater l’organisme.

Nous passerons sur le fait que l’autre minibus, qui ne buvait pas de whisky, a préféré nous narguer que de nous donner leur bouteille. Ils étaient pourtant parfaitement au courant de notre situation.
Un geste qui fît beaucoup de peine à Doudou, qui mît plusieurs minutes avant de s’en remettre.

Après autant de péripéties, rien de spécial à signaler sur la fin du parcours sauf une jolie « photo radar » qui vient matérialiser les souvenirs de cette journée épique.

Nous concluerons en notant que certes, l'USAC avait pris une véritable leçon de football, mais avait malgré tout sû garder un groupe soudé doté d'un état d'esprit exemplaire.

Micky.

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