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MUNICIPAUX ANGERS 2-2 USAC ANGERS

10 janvier 2013 - 18:57

Un Derby que l'on doit gagner mais que l'on peut perdre. Tom D. 05/01/2012.

Samedi 5 janvier 2013 -15 h 00

MUNICIPAUX ANGERS 2-2 USAC ANGERS

COMPO : Jipouille -- Dams - Thiago Guémas - Anto. - Seb // Douguy - Doudou - Pierrot - Micky// // Tom D. - J.A

Remplaçants : Sylvain J.; Ptit Pois.

Tout juste remis des huitres et de la dinde aux marrons de mamie, que les joueurs de l’USAC devaient rechausser les crampons alors que la grande majorité des équipes de Ligue et de District disposaient d’encore quelques jours de repos.

Et après avoir clôturé l’année par une victoire poussive (4-3) face à l’ASPTT de Nantes, les protégés du président Gautieritchev se voyaient opposés aux Municipaux d’Angers pour LE DERBY, le seul, l’unique.

Débuter l’année par le derby le plus chaud de la planète, le monde du football en rêvait, la Ligue l’a fait. Cette opposition est une véritable institution. En comparaison, le superclasico Boca - River passe pour une vulgaire partie de babyfoot. Récemment, Zinedine Zidane regrettait dans les colonnes de l’Equipe, de n’avoir jamais eu l’opportunité de jouer un USAC – Municipaux. Des propos qui en disent long sur la portée historique de cette confrontation qui dépasse les simples frontières du sport.

 

Les retombées financières de ce duel sont colossales, une véritable aubaine pour les diffuseurs. Ainsi, la rencontre était retransmise dans plus de 123 pays à travers le globe. Que vous habitiez sur Time Square où au fin fond des steppes mongoles il était tout bonnement impossible de manquer ce rendez-vous.

Toujours orphelin de leur coach -encore convalescent-, Thiago Guémas assurait l’intérim pour la troisième fois consécutive avec la victoire comme seul objectif.

 

Particulièrement studieux, l’apprenti coach avait préparé cette rencontre avec l’application et le sérieux qui le caractérisent. Il avait donc passé la nuit à analyser différentes données et statistiques, vidéos à l’appui, afin de ne laisser aucune place au hasard. Les résultats de son travail avaient ensuite été compilés sur un support papier de format A3. Sylvain Guémas ou le professionnalisme personnifié. A côté, Mourinho passerait pour un animateur du Club Med.

  

Bref. Si les nombreuses absences (Flo, Yann, Tom, Dim, Julien …) ne lui avaient pas franchement facilité la tâche, Sylvain était parvenu à coucher une composition d’équipe tout à fait compétitive.


En état de grâce fin 2012, Jipouille conservait sa place dans les cages. Dams, revenu de sa fugue, évoluait au poste de latéral droit pour pallier à la cascade de forfaits. Pour le reste de la défense c’était du classique, Anto, Thiago Guémas et Seb étaient fidèles (Castro) au poste.
Au milieu Douguy, Pierrot, Doudou et Micky étaient alignés dans un milieu à plat. Selon le coach, ce secteur de jeu serait la CLE du match. Devant tant de pression, Micky tentait de faire bonne figure. Mais personne n’était dupe. Il était évident qu’il avait les bonbons qui collaient au papier comme le disent les professionnels de la confiserie. Alors que Doudou, de par son expérience, tentait de le rassurer, Anto -en bon capitaine- et Douguy y allaient de leurs sarcasmes. Et lorsque Micky s’aperçut qu’il héritait du mythique N°7 de Thomas Dauvergne, il devint blanc comme un linge (Chabat).

C’est une doublette aussi inédite que cosmopolite qui était chargée de dynamiter la défense adverse. J.A « le Cowboy des surfaces » était associé au Coréen Tom « Ji Sung Park ». Le natif de Normandie avait hérité de ce petit sobriquet du fait de l’étrange couleur « jaune cirrhose » de son visage.

 

Lorsque l’arbitre siffla le début des hostilités, la planète retint son souffle, et ce, pendant 90 minutes. Prends ça Jacques Mayol.

Si le coach avait stigmatisé le comportement "jovial" de ses joueurs dans les vestiaires, le début de match lui donna tort. Dès les premières minutes Seb et consorts mirent l’application et la concentration nécessaires à ce style de rencontre. Le bloc équipe était parfaitement en place. Toutefois, la première opportunité fut à mettre à l’actif des Municipaux. Pas de quoi faire trembler Jipouille mais suffisant pour faire grimper Thiago Guémas en pression qui piqua sa première soufflante. La routine quoi.

Pour ce qui est de la qualité de jeu, il faut reconnaitre que ça laissait quelque peu à désirer. Les deux équipes se craignaient mutuellement. Chaque équipe privilégiait les longs ballons vers les attaquants afin de réduire les risques au maximum.

Ainsi, contrairement à ce qu’avait imaginé le coach avant la partie, le milieu de terrain était complètement oublié. Sa reconversion en tant que consultant chez Be In Sport semble avoir pris du plomb dans l’aile.

Dans ce contexte, le pressing et la rapidité de J.A et Tom D. allaient rapidement se révéler payante. A la réception d’un long ballon, Yaya, reconverti en libéro, sembla avoir quelques difficultés à maitriser la sphère. J.A, en renard fourbe qu’il est,  lui subtilisa le ballon, fila au but avant d’ajuster le gardien d’un subtil « plat de la Santiag ». Fou de joie, il célébra son but en faisant mine d’attraper le public avec un lasso. Imitation fort réussie par ailleurs. Le parcage visiteur était en ébullition !!

0-1.
 
Si les Santiags associées au short ne sont pas du plus bel effet, leur efficacité est stupéfiante.

Grâce à sa seconde réalisation depuis son retour des « States », J.A permettait à son équipe d’entrer idéalement dans le match.
Dans la foulée, Tom D. profitait de l’énorme fébrilité de l’arrière garde adverse pour se créer une belle opportunité mais il butait sur le gardien. Quelques instants plus tard, même manque de réussite de la part de « J.A ».

Plus les minutes défilaient, plus la défense des municipaux semblait se liquéfier, malheureusement les joueurs de la Caisse des Dépôts ne parvenaient pas concrétiser leur domination au tableau d’affichage.
Jusqu’alors relativement inoffensifs, les Municipaux égalisèrent sur corner.
Après un premier essai direct sauvé de peu par un JP vigilant, ils trouvèrent la faille sur le second. Suite à une remise de Nathan qui passa sous les jambes de Thiago Guémas, le N°9 adverse trompa le portier de l’USAC de près.

1-1. Alors qu’ils semblaient proches de la rupture, sur un coup de pied arrêté et contre le cours du jeu, les Municipaux refirent surface.

Au fil du match, les tensions inhérentes à ce style de rencontre s’intensifièrent. Au moindre contact, les esprits s’échauffaient et le ton montait rapidement. Sur un contact anodin, le latéral gauche des municipaux, tendu comme une crampe, fut tout proche de passer ses nerfs sur Damien. Aussi surprenant que cela puisse paraître le N°2 de poche de l’USAC resta de marbre. Sa fugue d’adolescent prépubère semble lui avoir mis du plomb dans la tête.


Devant; l’alliance Américano-coréenne continuait de mettre la défense adverse au supplice. Le moindre ballon aérien à destination des attaquants de l’USAC se transformait en action de but. Et si l’USAC jouait contre-nature, il faut reconnaitre qu’en terme d’efficacité c’était redoutable notamment grâce à un J.A souverain dans les airs.

Les Municipaux se créèrent également deux opportunités significatives. Par deux fois, l’avant centre adverse parvint à se déjouer de ses gardes du corps pour se retrouver en duel avec JP. Mais ce dernier, une nouvelle fois très inspiré, sauva les siens. A noter, la chute façon « pachyderme en détresse » de Thiago Guémas qui s’est inexplicablement retrouver le fessier au sol, sur l’une des actions. Nous passerons sur le petit pont subi par Micky juste devant le Kop des Municipaux. Remarquez, il va pourvoir profiter des soldes chez Brico pour investir dans du grillage.

A force de plier sous les assauts répétés des attaquants de l’USAC, la défense finissait par céder suite à une frappe vicieuse de Tom D.

1-2. Logiquement, l’USAC reprenait l’avantage. Coup de froid sur le kop adverse, celui de l’USAC exultait à l’image d’un Yannou littéralement en transe.

Dans la continuité, Tom D. eut la balle du K.O mais il ouvrit trop son pied. Sa frappe échoua à côté de la cage. L’ex-pensionnaire du Stade Malherbe pouvait s’en vouloir il venait de rater, sans le savoir, la balle de match.

 

C’est donc sur ce score relativement flatteur pour les Municipaux que l’homme en noir envoya les 22 acteurs se reposer. A voir le visage dépité du N°10 des Municipaux, il est clair qu’il "Nathandait" autre chose de la part de ces joueurs.

 

A la pause, le coach se montra satisfait de cette première période. Il semblait même déçu de ne pas pouvoir vilipender ses ouailles.

 

Aux retours des vestiaires, coup de poker de la part du coach des Municipaux. Yaya, quittait son poste de libéro pour passer N°9. L’objectif était clair, mettre du poids devant pour égaliser au plus vite. Au final, ce n’était qu’un leurre, quelques secondes après le coup d’envoi chacun avait retrouvé sa place. Intéressant le tacticien.
L’USAC reprit rapidement la direction des opérations et se créa une nouvelle occasion. Suite à un centre un peu trop fuyant de Tom D., J.A s’arracha pour empêcher la balle de sortir, avant de servir Micky en retrait. Ce dernier arriva lancé, et alors qu’il s’imaginait déjà faire trembler les filets et être l’idole de tout un peuple, il s’effondra comme un étron (pour rester poli) alors que le premier adversaire se trouvait à 3 mètres de lui. Un vibrant hommage à Bryan Joubert qui irrita quelque peu « l’ingénieur Texan ». De son côté Tom D. riait jaune.

 

Ce triste raté ulcéra Gilles qui décida de remplacer Micky par P’tit Pois. Traumatisé par les ratés de Bagayoko à La Beaujoire, Gillou ne voulait pas revivre un tel cauchemar aujourd’hui.

 

Juste avant, Dams, réalisa un petit festival sur son côté. Après avoir éliminé Wesley d’un joli râteau, il enchaina ptit pont puis grand pont avant de marcher lamentablement sur le ballon alors qu’il pénétrait dans la surface. Parfois, je me demande si Damien n’est pas le fruit d’une relation sexuelle entre Valbuena et Georges Mouyémé.  

 

Par la suite, le match tomba dans un faux rythme et il fallut un incident de jeu pour animer la partie. Suite à un premier accrochage verbal entre Seb et son adversaire, celui-ci de manière aussi stupide que gratuite donna un coup dans le tibia de l’ainé des fils Gautieritchev hors de l’action de jeu.
Pas d’autre alternative pour l’arbitre que de renvoyer « le Belhanda en herbe » aux vestiaires.

Forcément les joueurs et supporters des municipaux criaient au scandale, cela fait partie du folklore des derbies.

Mais aussi étrange que cela puisse paraître, c’est en infériorité numérique que les bleus vont se montrer les plus conquérants. Les partenaires de Doudou ne parvenaient plus à tenir le cuir et suite à une mésentente entre Thiago Guémas et Jipouille, Nathan ne se faisait pas prier pour expédier la balle dans le but vide.

 
2-2. Pour le coup, la responsabilité du N°5 de l’USAC était grandement engagée. Déjà responsable, d’une relance tout aussi aléatoire face à l’ASPTT, Monsieur Guémas est actuellement plus Zoumana que Thiago. Mais bon, nous ne sommes pas là pour juger des erreurs des uns et des autres. En grand professionnel qu’il est, il saura se remettre en question et apprendre de ses erreurs. Ou pas…:)

Cette égalisation inespérée relança complètement la partie qui regagna en intensité. Revigorés par ce but, les municipaux furent à deux reprises, tout proche de planter un troisième but. Mais une nouvelle fois, Jipouille sortit le grand jeu alors que le N°9 se présenta seul face à lui. Tandis que, Nathan, peut être trop présomptueux, rata complètement sa balle piquée alors qu’il y avait probablement mieux à faire.

 

Passés tout proche de la correctionnelle, les joueurs de l’USAC eurent le mérite de relever la tête et les dernières minutes du match furent à sens unique.

Suite à un gros cafouillage, Douguy, à 6 mètres des cages, expédia sa frappe un bon mètre au dessus. S'il a d’aussi belles rouflaquettes que Georges Best il n'a pas le même sens du but. Quelques minutes plus tard, il faisait briller le portier adverse suite à un bel enchainement. Pas plus de réussite pour Tom D. qui échoua après un très joli travail de Sylvain J.
Et pour compléter le tableau, le N°4 adverse était miraculeusement sauvé par son gardien d’un superbe CSC alors que tout le camp de l’USAC avait cru au but.

C’est sur cette dernière grosse frayeur pour les locaux que l’arbitre libéra les deux équipes sur ce score de parité (2-2).



Au vu de la physionomie de la rencontre, l’USAC pouvait nourrir un sentiment de frustration légitime tant elle a eu la possibilité de plier le match avant son terme.
Mais sans une nouvelle grosse prestation de Jipouille l’issue du match aurait pu être différente. Le coach en était parfaitement conscient et se contentait de ce résultat.

C’est une nouvelle fois Tom D., qui trouva les mots justes et les justes mots pour résumer cette rencontre : « C’est un match que l’on DOIT GAGNER mais que l’on PEUT PERDRE ».

C’est sur ces mots emplis de sagesse et de nuance que je vais conclure.

 

Micky.

 

 

 

 

Micky.

 

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